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VOTRE STRATÉGIE EN MATIÈRE D’APPLICATIONS MOBILES DE CAMPUS VOUS ÉCHAPPE-T-ELLE ? QUEL NOMBRE EST EXCESSIF ?

Bob Banerjee, architecte de solutions, solutions mobiles campusM, Ex Libris

Les premières applications mobiles de campus provenaient en général de deux sources :

  • Une extension de l’application du système de dossiers étudiants,
  • Une version mobile du site Internet actuel de l’université

L’extension de l’application du système de dossiers étudiants est en fait une solution universelle, où tout le monde dispose de toutes les fonctionnalités, même si elles ne s’appliquent pas au destinataire.

Toutefois, l’idée de faire tenir tout un site d’informations dans une application n’est pas meilleure. Un site Internet d’université peut atteindre d’énormes proportions. Et un site Internet doit pouvoir accommoder les besoins de tous les utilisateurs, qu’ils viennent pour une journée portes ouvertes, pour s’inscrire, pour ajouter/éliminer des cours, pour vérifier leurs notes, pour faire un don, pour demander 20 ans plus tard un relevé de notes et même pour gérer des opérations internes comme les bulletins de salaire.

Le problème consiste donc à transformer un site Internet en une application qui, en fin de compte, ne pourra pas tenir sur un écran de 4×2 pouces.

L’approche fragmentée semble être la solution retenue par la plupart des universités. L’université moyenne possède de nombreuses applications. Un coup d’œil rapide permet d’affirmer que certaines universités en ont plus de 10. Ce phénomène semble être particulier à l’enseignement supérieur. Ainsi les banques n’ont pas différentes applications pour vérifier le solde d’un compte et payer les factures. Les compagnies aériennes n’ont pas non plus deux applications pour l’enregistrement et la vérification des milles. D’autres secteurs industriels ont trouvé des moyens de regrouper des fonctions très différentes au sein d’applications conviviales (avec plus ou moins de succès).

En un mot, l’alternative pour les universités consiste à adopter une stratégie de regroupement similaire. campusM utilise une approche consolidée de deux façons distinctes :

  • À l’aide de profils, il est possible à une personne, quelles que soient ses responsabilités, de télécharger l’application de l’université  personalisée avec des fonctions et des informationsadaptées au mieux à l’utilisation qu’elle prévoit d’en faire tout en la débarrassant des fonctions superflues. Pourquoi afficher une fonction de dons à un étudiant actuel ou un outil de vérification des notes à un futur étudiant ?
  • L’application joue un rôle unificateur pour des systèmes aussi divers que celui des dossiers étudiants, le CRM, le LMS, les systèmes d’information de la bibliothèque, des transports, de la blanchisserie et de disponibilité des PC. Il s’avère plus facile de trouver et d’utiliser des systèmes agrégés qui donnent à l’utilisateur une vue à 360 degrés de leur campus, et ce, sans avoir à passer d’un système à un autre.

Une solution universelle n’est pas envisageable car la plupart de son contenu ne convient pas à la majorité des usagers. En revanche, une solution consolidée et personnalisée est vouée au succès, car elle permet de rassembler des personnes d’horizons différents et des systèmes divers et de les regrouper au sein d’une application mobile de campus unique.

Pour en savoir plus, regardez cette brève vidéo (en anglais) :

Article publié initialement sur le blog campusM.

La découverte inattendue : 3 moyens importants pour élargir votre recherche

Toute personne engagée sur un projet de recherche sait à quel point une découverte de documents inattendue se rapportant au sujet étudié détient une valeur inestimable. Il existe de nombreux moyens d’y parvenir.

  1. Dans l’univers de la découverte inattendue, les citations – notamment la personne ayant cité un ouvrage et

l’ouvrage ayant fait mention d’une autre – sont sans aucun doute des pistes à suivre pour élargir votre recherche. Le fait de suivre – une piste de citations – peut vous amener à découvrir de nouveaux livres et articles dont vous ignoriez jusqu’à l’existence et vous permettre ainsi d’enrichir votre recherche et vous ouvrir de nouveaux horizons.

2. Le parcours des rayonnages de la bibliothèque

constitue un excellent moyen pour trouver des livres sur un sujet similaire à celui traité dans votre livre d’origine. Les ouvrages dont le sujet est très proche du vôtre se trouveront classés à proximité du vôtre sur le rayonnage virtuel ou réel. Dans l’univers électronique, le parcours d’une étagère virtuelle apporte la même expérience et vous permet de trouver des ouvrages qu’une recherche normale ne vous aurait pas permis de repérer.

3. Le progrès de la recherche est un effort communautaire et l’utilisation des connaissances de la communauté vous permet de trouver des documents intéressants sur votre sujet que vous n’auriez probablement pas été à même de trouver.

C’est exactement ce qu’un système de recommandation apporte. Il recherche les documents utilisés par la communauté au sens large et crée des recommandations en fonction de l’information recueillie. La portée est plus vaste que celle d’une piste de citations, mais toute aussi importante comme source d’enrichissement de votre recherche.

Chez Ex Libris, la découverte inattendue nous passionne. Pour découvrir cinq moyens d’utiliser les services de découverte d’Ex Libris pour améliorer la découverte inattendue, cliquez ici (en anglais).

L’univers de la découverte et de l’accès : NISO – un point de rassemblement pour toute la communauté

Par Christine Stohn, responsable de produit principal, Découverte et distribution, Ex Libris

Lors de la Conférence de Charleston 2016, j’ai eu l’occasion avec Pascal Calarco,  bibliothécaire à l’Université Windsor et John G. Dove, consultant chez Paloma & Associates, de présenter certains des travaux que nous réalisons dans le cadre de la NISO (National Information Standards Organization) . Nous avons eu beaucoup de participants, et plus important encore, un public familiarisé avec les sujets abordés. J’aimerais revenir sur le sujet dans plusieurs articles de blog. Le premier article donne une description de l’univers de la découverte et de la distribution, et des travaux de la NISO qui s’y rapportent. Il sera suivi le mois prochain de quelques articles plus courts sur différents groupes de travail et leurs missions.

L’univers de la découverte et de l’accès aux informations scientifiques est complexe. Il repose sur l’interaction de nombreux acteurs. Les usagers ont différents points d’entrée, notamment les systèmes de découverte comme Primo et Summon, les bases de données A&I comme Pubmed, les moteurs de recherche Web comme Google ou Google Scholar, les réseaux sociaux, les gestionnaires de références comme Mendeley ou RefWorks, les pages Web d’éditeurs, etc. En principe, les usagers voient immédiatement les informations auxquelles ils ont accès. Il suffit d’un clic sur le lien situé dans les métadonnées pour parvenir à l’« exemplaire approprié », autrement dit l’exemplaire auquel l’institution leur donne accès, via le résolveur de liens OpenURL ou via un lien direct.

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Figure 1 : De la découverte à la distribution

Les fournisseurs d’informations, tels que les éditeurs ou les agrégateurs, procurent des métadonnées aux fournisseurs de systèmes de découverte et distribution, ainsi qu’aux moteurs de recherche. Ils fournissent également des listes de titres aux résolveurs de lien pour assurer le suivi de leurs offres globales et donner aux institutions la liste des titres auxquels elles ont droit d’accéder, en raison de leur abonnement ou de la libre disponibilité du titre. Les institutions et leurs bibliothèques, en revanche, localisent leurs bases de résolveur de lien OpenURL avec leurs collections et utilisent leurs bases de connaissances pour comparer et gérer leurs offres de package et les habilitations des consortiums. Les fournisseurs de bases de connaissances et de systèmes de découverte comme Ex Libris , OCLC, ou EBSCOingèrent et actualisent les données pour les découvrir, indiquer leur disponibilité et les lier. En outre, tous les acteurs ont besoin de renseignements sur l’utilisation des données afin de mieux formuler leurs offres et optimiser leur découvrabilité et accessibilité.

christine-blog-pic-2-enabling-discovery-and-deliveryFigure 2 : Processus permettant la découverte et la distribution

C’est pourquoi Pascal, John et moi-même sont tous les trois membres du comité thématique NISO D2D (Découverte à distribution), dirigé par Pascal et Peter Murray (données d’index). (Pour obtenir la liste de tous les membres, consultez la page NISO D2D.) Nous nous réunissons une fois par mois via téléconférence pour discuter des tendances de l’industrie, identifier les domaines où les normes et recommandations peuvent avoir un impact. Notre tâche consiste aussi à aider et superviser les travaux des groupes individuels s’occupant de la découverte et la distribution ainsi que les comités permanents. Nous participons enfin aux groupes de travail individuels. Par exemple, je suis membre ducomité permanent KBART et du groupe de travail Origine des liens. J’ai autrefois travaillé sur les indicateurs d’accès et de licence (ALI, Access and License Indicators) et Altmetrics. Une collaboration dépassant les frontières entre institutions et entreprises est indispensable dans ce type d’environnement. C’est pourquoi la NISO (National Information Standards Organization) joue un rôle vital dans cette industrie. Dirigé par Todd Carpenter, la NISO rassemble tous les acteurs dans un environnement neutre sous la forme de groupes de travail qui ont pour mission de définir des recommandations, des normes et des orientations permettant d’autoriser et d’optimiser les processus et interactions requis. La NISO compte, par conséquent sur le soutien de la communauté qu’elle sert.

Les travaux du groupe D2D n’aboutissent pas toujours à la formulation de normes ou de recommandations. Nous commanditons aussi des travaux de recherche. Par exemple, nous avons commandité et publié en 2015 un livre blanc (en anglais) sur le futur de la découverte, rédigé par Marshall Breeding. Nous discutons actuellement d’une proposition de recherche traitant de la découverte des matériel en accès libre. Mes prochains articles de blog décrirons plus en détail les initiatives suivantes :

  • KBART et l’automatisation KBART
  • Suivi de l’origine des liens
  • ODI (Open Discovery Initiative)
  • ALI (Access and License Indicators)

Restez à l’affût !