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Le cadre de découverte ouvert de Primo : Exemples de la communauté Primo

Miri Botzer, responsable de produit, Découverte et diffusion, Ex Libris

L’équipe d’Ex Libris a consacré une attention particulière à la technologie et à la conception du cadre de découverte ouvert de Primo. Comme nous l’avons vu, il en résulte une application personnalisable dans laquelle chaque élément est adaptable aux besoins de l’utilisateur tout en assurant une cohérence et des mises à niveau stables du produit.

Les clients de Primo ont, sans tarder, utilisé le cadre de découverte ouvert de Primo, s’en servant pour créer des fonctions nouvelles adaptées à leurs environnements de bibliothèque. Même si la solution a connu une dynamique significative depuis son lancement, nous avons été encore plus heureux de constater l’importance des partages de code et de l’engagement de tous au sein de la communauté Primo.

Parmi les exemples les plus notables d’adaptations de Primo, partagées via GitHub, citons la Bibliothèque royale du Danemark, la bibliothèque du Leeward Community College, l’Université de Boston et KU Leuven en Belgique. Le riche environnement collaboratif et les commentaires des clients de la communauté Primo ont également généré quelques fonctions novatrices, partagées par nos développeurs de Primo.

La Bibliothèque royale du Danemark utilise le cadre de découverte ouvert de Primo pour aider les lecteurs de la bibliothèque à trouver des ressources plus efficacement et à les évaluer ensuite de manière plus intelligente. La bibliothèque a amélioré le processus de découverte en ajoutant des conseils de recherche et a intégré un widget d’Altmetrics dans les pages de la notice affichée pour donner des informations sur l’impact de l’exemplaire recherché. Le code de personnalisation est disponible sur GitHub.

                     Widget Altmetrics intégré à une page de notice Primo par la Bibliothèque royale du                     Danemark

La Bibliothèque du Leeward Community College
 de Pearl City, à Hawaï, a ajouté une fonction permettant aux utilisateurs de communiquer directement avec les bibliothécaires de l’université. Ils ont épinglé un widget « Ask a Question » (Poser une question) sur le côté de la page de recherche qui permet aux utilisateurs d’envoyer un SMS ou un e-mail à un bibliothécaire depuis l’interface de découverte de Primo.

                        Widget « Ask a question » de la Bibliothèque du Leeward Community College

L’Université de Boston a personnalisé sa nouvelle interface utilisateur de Primo pour tenir compte des priorités et de l’image de l’université.

Le code de personnalisation est disponible sur GitHub.

                                                    Personnalisations de l’Université de Boston

 

Katholieke Universiteit Leuven (KU Leuven), située en Belgique, figure parmi les meilleures universités d’Europe. Elle fournit des services de bibliothèque à de nombreuses institutions et organismes gouvernementaux belges. L’université avait par conséquent décidé de faciliter l’accès aux éléments clients de la découverte de Primo. L’équipe de la bibliothèque s’est donc servie du profil d’intégration d’Ex Libris, une fonction faisant partie de la solution, pour permettre le fonctionnement en commun des systèmes. Le code de personnalisation est disponible sur GitHub.

                                               Modèle d’objet de domaine simple de KU Leuven

 

Les développeurs d’Ex Libris ont porté à la connaissance de la communauté Primo plusieurs fonctions que toute bibliothèque peut adapter à l’aide du cadre de découverte ouvert de Primo. Parmi celles-ci, figure un widget qui permet d’ajouter facilement des informations dans les métadonnées des notices Primo à l’aide des données ouvertes liées. Le code de personnalisation est disponible sur GitHub.

                      Ajout de termes liés au sujet via les données ouvertes liées grâce à la fonction des                                                                          développeurs d’Ex Libris

Nous estimons que le nouveau cadre de découverte ouvert de Primo accélérera l’introduction d’innovations comme celle-ci, pour le plus grand bénéfice de toute la communauté Primo pendant de nombreuses années.

Cliquez ici pour télécharger « Driving Innovation through Collaboration », notre document complet sur le cadre de découverte ouvert de Primo (en anglais).

Le problème du partage des données et la promesse de BIBFRAME

Shlomo Sanders, directeur technique, Ex Libris

La communauté des bibliothèques comprend la valeur de l’interopérabilité et du partage des données depuis longtemps. Le partage des données économise de l’argent et peut accroître la qualité des données elles-mêmes. Il est important de comprendre que cette valeur implicite est inhérente à la définition d’une norme pour la description des données bibliographiques, telles que MARC 21 et les règles d’encodage qui lui sont associées et peut se trouver dans d’autres normes dont z39.50 et ILL. MARC va même jusqu’à décrire ce qui est au centre et ce qui est local (9xx, x9x et xx9), de manière à délimiter clairement ce qui est partageable et ce qui ne l’est pas.

Le rêve, bien sûr, serait de disposer d’une norme universelle unique et de pouvoir partager aisément les données bibliographiques de toutes les institutions. En passant du niveau institutionnel au niveau du pays, on s’aperçoit qu’il existe de nombreuses variations de MARC. Pour en nommer quelques-unes, je citerai UNIMARC, DanMARC, CNMARC, KORMARC et d’autres plus éloignées comme MAB. Nous remarquons une certaine convergence dans certains pays et régions, comme le remplacement de MAB et de DanMARC (spécifique au Danemark) par MARC21.

La prolifération des fichiers d’autorité (un par pays) constitue un autre problème qui complique l’univers des métadonnées. Ces fichiers n’ont pas seulement des données différentes. Ainsi les autorités MARC21 et UNIMARC possèdent une structure différente, ce qui empêche leur utilisation entre formats.

Au niveau institutionnel, même si une institution utilise la même version de MARC qu’une autre, l’interprétation de la mise en œuvre des règles de codage peut s’avérer différente. Par exemple, la norme MARC rend possible la gestion des identifiants, d’importance cruciale, dans l’utilisation des métadonnées, dans différents champs. 035 est le champ principal de tels identifiants. Toutefois, certains systèmes utilisent le champ 019 à la place. Les institutions qui tentent de réutiliser les métadonnées sont alors confrontées à des choix difficiles. L’utilisation des métadonnées de la manière prévue peut dans ce cas s’avérer difficile. L’institution devra donc traiter chaque notice de métadonnées une fois chargée, ou dans certains cas les corriger manuellement.  Des passerelles sont parfois créées entre les normes de métadonnées. En outre, les institutions mettent souvent en œuvre des routines de fusion et des méthodes de correspondance complexes.

Comme le nombre de bibliothèques gérant des collections numériques ne cessent d’augmenter, elles se mettent à utiliser des formats non-MARC comme Dublin Core, MODS et VRA. Puisque de nombreux exemplaires numérisés décrivent des exemplaires physiques, on peut se retrouver avec deux descriptions séparées, une description des métadonnées en MARC et l’autre dans un format de métadonnées qui prend en charge les exemplaires physiques. Les variations de données et de format rendent la déduplication et le regroupement de telles notices compliqués.

Ex Libris a mis au point de nombreuses solutions alternatives qui s’occupent du chargement et du partage de métadonnées différentes dans ses logiciels matures de bibliothèque. Il a ainsi été possible de simplifier certains problèmes inhérents aux normes de métadonnées différentes, en introduisant toutefois une certaine complexité. Le temps de développement passé à créer ces solutions de rechange aurait pu être utilisé au développement d’autres fonctions et fonctionnalités dont la communauté a besoin.

L’équipe de développeurs d’Alma s’est donc efforcée d’élargir sa vision en englobant la multiplicité des formats de métadonnées et en étendant la portée d’Alma avec une approche unifiée de la gestion des métadonnées. Ceci permet à une institution d’utiliser le même catalogue pour gérer les variantes de MARC et les métadonnées Dublin Core. La prise en charge de manière native des nouveaux formats de données liées tels que BIBFRAME est prévue à une date ultérieure.

Retour au rêve. En adoptant BIBFRAME, la communauté a l’occasion unique d’arriver à un consensus et de créer une norme universelle. La tâche est ardue. Elle exigera collaboration, compromis ainsi que participation active et aide des fournisseurs. Comme dans tout compromis, le résultat risque de ne pas être idéal, mais il aura d’énormes implications sur la capacité des bibliothèques à partager des informations. Il s’agit d’un aspect important car le partage avec des environnements et des systèmes autres que ceux des bibliothèques constitue un des objectifs déclarés de BIBFRAME. Comment peut-on espérer que des systèmes extérieures aient recours à une nouvelle norme lorsque que celle-ci n’en est pas réellement une, même à l’intérieur de nos propres institutions ? C’est la promesse de BIBFRAME.

Pour en savoir plus sur BIBFRAME dans la feuille de route du développement d’Ex Libris, consultez notre récent communiqué de presse.