Category Archives: Le Buzz sur les bibliothèques

LE BUZZ SUR LES BIBLIOTHÈQUES – LE RÔLE DE LA BIBLIOTHÈQUE DANS L’ACCÈS AU SAVOIR

Dani Guzman, directeur marketing produits, Ex Libris

Alors que les mois froids (au moins dans les régions nord du globe) placent les visites virtuelles ou physiques à la bibliothèque tout en haut de la liste de nos occupations, nous allons envisager le rôle de la bibliothèque dans l’accès universel au savoir. Qu’il s’agisse d’améliorer la vérifiabilité des sources en ligne, d’assurer que les données utilisées dans des décisions politiques restent à la disposition du public ou de créer une collection représentative riche, les bibliothécaires et autres gardiens de l’information possèdent des pouvoirs importants qu’ils doivent mettre à la disposition des esprits curieux.  Découvrez ce que font certains d’entre eux pour simplifier le flux des informations.

Vérifiabilité, Wikipedia et la campagne #1Lib1Ref

Parmi les ouvrages ou journaux de référence, Wikipedia est-il à classer au nombre des revues à deux sous ? Pas vraiment, selon un expert de la gestion du savoir. Non seulement, Wikipedia n’a rien à envier aux encyclopédies de premier plan en ce qui concerne l’exactitude de ses articles dans de nombreux domaines, mais en plus l’élément communautaire qui soutient la plateforme lui permet de faire appel à une armée de contributeurs dévoués à l’intérêt public pour des initiatives comme #1Lib1Ref, qui encourage les bibliothécaires à faire connaître de nouvelles sources sur des articles existants. Comment cela fonctionne-t-il ? Cliquez ici pour en savoir plus ! >>>   

La revue « Comment un bibliothécaire travaille-t-il ? » 

L’arrivée d’une nouvelle administration à Washington, DC, a provoqué l’inquiétude d’un bibliothécaire de l’Université de Pennsylvanie à propos du maintien des données climatiques sur les sites Internet gouvernementaux accessibles au public. Conjuguant ses efforts à ceux de Data Refuge, un projet qui vise à préserver les données climatiques actuellement consultables en ligne, ce bibliothécaire suit le protocole mis au point par la Bibliothèque du Congrès pour assurer non seulement la conservation des données, mais également leur réplication sous un format facilement disponible. En savoir plus ici. >>>

L’Université occidentale de Sydney offre des manuels numériques gratuits

L’Université occidentale de Sydney a réussi un tour de force génial sur le plan de la gestion des ressources lorsqu’elle a supprimé un obstacle à l’entrée dans l’enseignement supérieur en éliminant le coût des manuels universitaires pour les étudiants de première année. En s’associant à ProQuest et par l’intermédiaire de la plateforme Ebook Central de la société, l’université offrira les manuels requis au format numérique sans frais pour les étudiants. La solution de listes de lecture Ex Libris Leganto permettra d’organiser les livres électroniques et de les rendre accessibles. L’Université occidentale de Sydney utilise aussi la solution pour ouvrir ses collections électroniques. Cliquer ici pour découvrir comme cette avancée est devenue une réalité. >>> 

Cinq questions : Vous avez des questions de santé ? Interrogez votre bibliothécaire à Philadelphie ?

Adoptant une vision élargie de son rôle dans la diffusion du savoir, la Bibliothèque libre de Philadelphie devient de plus en plus une ressource pour les lecteurs qui souhaitent obtenir davantage d’informations sur les problèmes de santé. Philadelphie, qui est la plus pauvre des dix plus grandes villes américaines, occupe aussi le haut du tableau pour tous les problèmes de santé liés à l’obésité, l’hypertension et le diabète. Il n’est donc pas extraordinaire qu’une large partie de sa population ait besoin de conseils pour satisfaire ses attentes dans le domaine de la santé. Découvrir comment les employés de la Bibliothèque libre prennent le relais. >>>

Bibliothécaires du XXIe siècle : Le pouvoir de nos choix

Les bibliothécaires responsables du développement des collections se posent des questions sur les livres les mieux adaptés aux besoins des communautés qu’ils servent, sur la publicité mérité à donner à des écrivains qui seraient sinon négligés et sur l’affichage à réserver à des auteurs représentatifs pour leur offrir une visibilité suffisante. Une bibliothécaire chevronnée fait part de son point de vue sur l’importance du développement réfléchi des collections pour se simplifier « la vie à travers l’expérience d’un(e) autre ». En savoir plus ici ! >>>

Prédiction majeure pour 2017 en ce qui concerne les réseaux sociaux

Si la possession d’un compte Facebook, Twitter et Snapchat est la réponse d’un bibliothécaire à la question « Comment utilisez-vous les réseaux sociaux ? », il existe alors peu de chance que la situation des réseaux sociaux de votre bibliothèque s’améliore, constate l’auteur David Lee King. Une réunion passée en compagnie de vos collègues à examiner les données analytiques sur l’utilisation de chaque plateforme contribuera grandement à découvrir ce qui fonctionne bien et moins bien. Après quoi, selon King, il suffit de définir des objectifs simples pour noter une amélioration sensible de la situation. Cliquer ici pour poursuivre la lecture des suggestions de King. >>>

NISO KBART : Normalisation des transferts de données documentaires entre les bases de connaissances et les fournisseurs de contenu

Christine Stohn, responsable de produit principal, Découverte et diffusion, Ex Libris

L’initiative NISO KBART (base de connaissances et outils liés) a été lancée en 2008. Elle a pris beaucoup plus d’importance au fil des années que prévue à l’origine. Aujourd’hui KBART est non seulement un format largement utilisé dans l’industrie, mais aussi une référence à de nouveaux processus et développements. Avant d’aborder la toute dernière initiative extrêmement intéressante sur les transferts automatiques de collections, je voudrais revenir sur l’histoire de KBART et son objectif initial.

L’initiative KBAR a été lancée à l’origine pour améliorer le transfert de données entre les fournisseurs de contenu et de bases de connaissances. Les bases de connaissances constituent la ressource centrale des résolveurs de liens OpenURL tels que SFX ou 360Link en fournissant aux utilisateurs des liens vers le texte complet d’une référence. Au début des années 2000, le cadre OpenURL a révolutionné la liaison en général existant entre une référence et le texte intégral auquel les utilisateurs peuvent accéder en fonction de leur établissement d’appartenance. Avant d’en arriver là, les liens devaient être gérés séparément dans chaque base de données, alors que maintenant la base de données transfère tout simplement les métadonnées d’une manière normalisée (par l’intermédiaire de la norme NISO OpenURL Z39.88) vers le résolveur de liens. La bibliothèque peut maintenant gérer ses droits d’accès dans un seul endroit, la base de connaissances du résolveur de liens.

Le cadre de liaison OpenURL dépend de deux facteurs : la qualité des métadonnées dans OpenURL et l’exactitude des données de la base de connaissances utilisées par les bibliothèques pour activer et localiser leurs abonnements. Un rapport (« Link Resolvers and the Serials Supply Chain ») réalisé à la demande d’UKSG en 2006 a conclu que l’importance de la liaison OpenURL était mal comprise. Ce rapport décrit par ailleurs les problèmes posés aux utilisateurs par la découverte et la liaison à des textes intégraux auxquels ils devraient pouvoir accéder si les données des bases de connaissances étaient correctes.

À la suite du rapport, UKSG and NISO ont confié la tâche à un groupe de travail, composé de représentants de toutes les parties prenantes, de concevoir un format qui pourrait servir de fil conducteur capable d’améliorer le transfert des données des fournisseurs de contenu aux éditeurs. En 2010, le groupe de travail a publié ses recommandations dans le rapport sur la phase I de KBART. Puis vint la phase II de KBART qui avait pour objectif de fournir des recommandations supplémentaires en particulier pour les packages des consortiums, les livres électroniques et les matériels en accès libre. Les recommandations de la phase II furent publiées en 2014. Depuis lors, le groupe de travail s’est transformé en comité permanent, qui s’est donné pour tâche l’éducation et l’aval du marché.

Création d’une norme pour le transfert automatique des données documentaires propres

Au cours des années, les bibliothèques et les fournisseurs de contenu nous ont fait savoir que KBART était un format non seulement utilisé pour le transfert des données du contenu généralement disponible vers les bases de connaissances, mais qu’il était également utilisé par les fournisseurs de contenu pour fournir des données documentaires spécifiques aux bibliothèques. Ainsi, chez Ex Libris, nous avons ajouté à SFX des options d’importation et d’exportation pour les fichiers formatés KBART afin de permettre aux bibliothèques de localiser leurs bases de connaissances à l’aide de ces fichiers  et d’échanger des données documentaires avec d’autres systèmes et clients.

En 2014, Elsevier nous a contactés à propos de la possibilité d’automatiser les échanges de données documentaires KBART entre leur plateforme de contenu et leur base de connaissances. Il s’agissait d’une aventure passionnante qui nous a permis d’offrir l’automatisation Elsevier dans le cadre de notre premier service de mise à jour automatique (AutoUpdate) destiné à nos clients SFX et Alma en 2015. La version a été très bien accueillie. En 2016, en collaboration avec Ovid, nous avons étendu le service à leur contenu.

Je suis très heureuse que NISO se soit attelé à la tâche de créer des recommandations destinées à ce processus. Le nouveau groupe de travail sera bientôt en place et il est à espérer que ses travaux aboutiront à un soutien plus large de ces processus. Les recommandations seront bénéfiques à toutes les parties prenantes, car elles permettront de simplifier la gestion des données documentaires pour les bibliothèques, d’améliorer l’expérience utilisateur et de contribuer à l’usage accru des ressources électroniques.

Mises à jour automatiques dans Alma et SFX – Rejoignez-nous !

 

Le Buzz sur les bibliothèques : janvier 2017

Dani Guzman, directeur marketing produits, Ex Libris

Au début de cette nouvelle année, nous nous intéressons à la manière dont les bibliothèques accèdent au passé et s’adaptent (ou tout du moins devraient) au futur. Qu’il s’agisse de l’examen des nouvelles d’il y a 150 ans, du catalogage des livres électroniques ou de la réalité virtuelle de demain, la bibliothèque moderne a un rôle à jouer et un potentiel à développer pleinement. Comment ? Suite de la lecture…

Qu’est-ce-que les Big Data ont permis de découvrir après l’analyse de 150 ans d’histoire britannique ?

Les chercheurs en intelligence artificielle de l‘Université de Bristol au Royaume-Uni ont examiné plus de 35 millions d’articles numérisées compris entre 1850 et 1950 issus des collections de journaux de la British Library à l’aide des méthodologies applicables aux Big Data. L’objectif, selon un article du Scientific Computing consistait à « établir si l’on pouvait détecter des changements historiques et culturels importants à partir des traces statistiques subtils laissées dans le contenu collectif des journaux locaux ». Découvrir s’ils ont réussi >>>

Les recherches sur le président des États-Unis arrivent en tête des classements d’Altmetric

Le site Web Research Information a publié des résultats intéressants sur le classement des 100 meilleurs articles de recherche d’Altmetric, qui classe les documents de recherche ayant généré un intérêt international significatif sur les médias sociaux et les sites d’actualités en ligne au cours de l’année 2016. Plusieurs des 10 meilleurs documents se rapportaient à la santé. Parmi les mieux notés est celui de l’ex-président Barack Obama dans le journal médical JAMA  à propos de la loi sur les soins de santé abordables (Affordable Healthcare Act). Les résultats ont également été analysés par pays d’origine, les collaborations internationales représentant environ la moitié des articles de recherche publiés. En savoir plus ici >>>

La New York Public Library vient de télécharger près de 200 000 images utilisables gratuitement

Plus de 180 000 manuscrits, cartes, photographies, partitions de musique, lithographies et autres images numérisées du domaine public sont maintenant disponibles grâce à la New York Public Library. La bibliothèque a fait passer la collection au niveau supérieur, en termes de bibliothéconomie interactive, avec des fonctions de recherche, de tri et de jeu. Un rapport dans « The Verge », un journal technique en ligne, note que la numérisation « est très à la mode de nos jours chez les bibliothèques et les musées…. ». En savoir plus ici >>>

Cambridge University Press lance l’« initiative de découvrabilité » (Discoverability Initiative)

Un autre article en ligne intéressant de Research Information traite d’une initiative prise par Cambridge University Press pour améliorer la découvrabilité des ressources de bibliothèque. Cambridge University Press a mis à jour ou amélioré les métadonnées et les notices MARC (format de catalogage lisible par machine) de presque toutes ses collections, avec d’autres prévues pour 2017.  Concetta La Spada, analyste de données de bibliothèque à Cambridge University Press, a déclaré : « J’espère que ce projet permettra de simplifier l’existence des bibliothécaires et des catalogueurs, de manière à ce qu’ils puissent continuer à accomplir leurs tâches sans distraction ». Pour en savoir plus sur cette initiative lire ici >>>

Les experts de bibliothèque donnent leur avis sur le prochain Register of Copyrights

Après avoir rendu les collections d’images et de ressources plus accessibles, les bibliothèques doivent examiner les conséquences sur les copyrights. La Bibliothèque du Congrès a lancé un appel concernant le choix du prochain Register of Copyrights (le dernier ayant démissionné en octobre), qui devra avoir une influence sur les changements que le système de copyrights des États-Unis subit actuellement…. ». Quatre spécialistes en copyrights de bibliothèque ont indiqué au Library Journal les facteurs qu’ils considèrent importants dans le choix du prochain Register of Copyrights et des conséquences de ce choix pour la Bibliothèque du Congrès. Découvrir leurs réactions >>>

Voyez-vous ce que je dis ? Pourquoi les bibliothèques doivent-elles accepter la réalité virtuelle.

Regardant un peu plus loin, Carl Grant, doyen associé chargé des services de la connaissance et directeur technique aux bibliothèques de l’Université d’Oklahoma, prône la réalité virtuelle interactive pour enrichir l’expérience de bibliothèque. Il écrit, « non seulement elle augmente la fréquentation dans les bibliothèques, mais elle positionne également celles-ci comme des centres de participation, d’apprentissage et d’expérimentation des technologies de pointe ». Mais surtout, selon Carl Grant, la réalité virtuelle peut améliorer l’apprentissage et la connaissance de manière capitale. Découvrir pourquoi et comment ici >>>