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Leganto : Un apprentissage plus abordable à l’Université d’État de Washington

Dans ce nouveau focus client, Blake Galbraith, bibliothécaire en charge des services principaux à l’Université d’État de Washington, discute des avantages de la solution de listes de ressources de cours Leganto et son impact sur la baisse des coûts de l’apprentissage. Blake Galbraith décrit également la stratégie de l’Université d’État de Washington en ce qui concerne le déploiement de Leganto qui a permis de faire en sorte que les besoins des enseignants et des étudiants soient pris en compte dans l’implémentation de Leganto.

Vidéo : Pleins feux sur un client de Leganto (en anglais)

L’Université d’État de Washington a su exploiter au maximum l’intégration transparente de Leganto avec Blackboard, son interface utilisateur moderne et réactive ainsi que sa capacité à permettre l’accès à tous les types de média au sein d’une interface unique.

Le soutien par Leganto d’une structure de coût par personne rend l’apprentissage plus abordable en abaissant le coût des divers matériels pour les étudiants et l’institution. Le coût pour les étudiants de l’Université d’État de Washington va également diminuer en raison de l’inclusion des ouvrages à accès libre dans les listes de lectures de Leganto.

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La réalité virtuelle et le lecteur électronique

Charlotte Schaefer, spécialiste Leganto de la réussite clientèle, Ex Libris

Les limitations de l’écran ont été pendant longtemps un obstacle pour la lecture électronique dans le domaine universitaire. Comme Chan Li l’a souligné,* la lecture récursive s’avère particulièrement difficile dans l’univers numérique.
Dans un espace physique, les étudiants ouvrent plusieurs sources côte à côte et passent de l’une à l’autre. La comparaison de passages et le jonglage entre documents ou annexes ne posent aucun problème.

La mémoire spatiale joue un rôle considérable dans la convivialité. Un lecteur a souvent l’idée de l’endroit où il se trouve dans la source lorsqu’il découvre un certain fait ou jette un coup d’œil au nombre de post-its dépassant d’un livre, ce qui lui rappelle l’importance de la source. Combien de fois avez-vous pensé, « il s’agissait d’un livre mince avec une couverture verte en toile, et je me trouvais au milieu et à proximité d’un diagramme qui était plutôt difficile à comprendre » ? La mémoire humaine est complexe et établit des liens avec tout un éventail de sensations.

Les documents électroniques traditionnels suppriment la plupart de ces attaches. Sur un écran bidimensionnel, tous les livres ont la même épaisseur. Une barre de défilement et un marqueur de pourcentage ne peuvent en aucune manière remplacer le poids des pages sous vos doigts. Le changement d’onglet ou le va-et-vient entre plusieurs fenêtres requièrent davantage d’effort que de tourner la tête pour passer d’une source à une autre. Le prix d’une interruption peut être élevé comme le simple fait de passer d’un navigateur Web à un lecteur de PDF. Comme les étudiants doivent déjà faire face à un nombre important d’interruptions, en ajouter de nouvelles à leurs recherches et études n’est pas acceptable. Il doit bien exister un moyen d’intégrer les bénéfices de la mémoire spatiale et de la perception sensorielle aux médias électroniques.

C’est exactement ce que font la réalité virtuelle et, sa cousine, la réalité augmentée. Elles ajoutent l’élément spatial qui fait traditionnellement défaut aux médias électroniques. En fait, elles élargissent le nombre d’options dont disposent les lecteurs. Les étudiants ne sont plus limités à la surface d’un bureau ou à une table d’étude. Ils peuvent étaler leurs sources sur de multiples dimensions sans être limités par la gravité ou les lois de la physique. Les mémoires spatiales et sensorielles sont de retour et les avantages de la lecture électronique – recherche, assemblage, copie, collage – jouent un nouveau rôle plus important qu’auparavant.

Lorsque nous parlons de réalité virtuelle ou de réalité augmentée, le spectre du matériel en termes de coût et d’accès se pose dans toute son ampleur. À court terme, il s’agit d’une inquiétude raisonnable. Même si la plupart des étudiants possèdent des smartphones dotés de fonctions de réalité virtuelle limitées, les systèmes de réalité virtuelle/réalité augmentée puissants en sont encore au stade du développement et coûtent très cher. Toutefois, ne disait-on pas la même chose à propos des smartphones ? Aujourd’hui près de dix ans après le lancement de l’iPhone, les smartphones sont devenus si omniprésents que cela surprend lorsqu’un étudiant en est dépourvu. En fin de compte, la réalité virtuelle et la réalité augmentée apportent une solution aux nombreux problèmes auquel le lecteur électronique universitaire est confronté. En outre, elles pourront ouvrir la voie à de nouvelles possibilités extraordinaires. Les plateformes sont en cours de développement et les coûts baissent rapidement. La réalité virtuelle est presque là et elle va donner une nouvelle dimension à la lecture électronique.

* Chan Li, « The Future of Academic E-reading, Still a Long Way to Go »
(http://blog.exlibrisgroup.com/the-future-of-academic-e-reading-still-a-long-way-to-go)

Listes de lectures : L’avenir est personnel

Charlotte Schaefer, spécialiste Leganto de la réussite clientèle, Ex Libris

Lorsque vous parlez à des futurologues, les opinions divergent sur ce que nous réserve le futur. Toutefois, le mot « personnalisé » est celui qui revient le plus souvent dans leurs conversations : médecine personnalisée, intelligence artificielle personnalisée, mode personnalisée. Les claviers adaptés à votre frappe, les voitures qui s’adaptent à la manière dont vous voyagez, les aliments adaptés à vos besoins nutritionnels spécifiques.

Et l’éducation n’y fait pas exception. Le concept « un ordinateur portable par enfant » est devenu « un tuteur par enfant ». Il est fait mention des tuteurs adaptatifs basés sur l’intelligence artificielle partout où l’on parle d’alphabétisation mondiale ou de recyclage rapide.

Bien entendu, aucun de ces concepts n’est nouveau. Dans le domaine éducatif, l’approche Montessori favorise la découverte/la réactivité depuis la fin du XIXe siècle. En 1995, Neil Stephenson a exploré les avantages du tutorat adaptatif basé sur l’intelligence artificielle dans son roman « L’Âge de diamant ou Le Manuel illustré d’éducation pour jeunes filles ». La différence est que la réalité semble rattraper notre imagination. Il est aussi possible que nous disposions un jour de la technologie pour concrétiser pleinement ces concepts.

Même s’il est plaisant d’imaginer ces idées réalisées à grande échelle, il est aussi important de les examiner plus en détail. Quelles en sont les conséquences pour les enseignants ? Comment concevoir un cours qui soit adapté à chaque étudiant en particulier ? À quoi la liste de lectures d’un tel cours ressemblerait-elle  ?

S’il s’agit de donner aux étudiants les outils nécessaires pour se frayer un chemin dans un sujet au lieu de les guider tout au long d’un parcours prédéfini, la portée des listes de lectures change alors radicalement. En effet, plutôt que d’énumérer des titres destinés à permettre à l’étudiant de passer en revue un sujet, la liste de lectures personnalisée sert de point de départ. Les enseignants devront choisir des lectures destinées à stimuler des questions au lieu de fournir des réponses. En d’autres termes, cela signifie moins de lectures requises et plus de recommandations de premier et deuxième niveau. La liste de lectures devient le début d’une histoire de type « Concevez votre propre aventure » que l’étudiant doit compléter.

Le rôle de l’enseignant n’est pas le seul qui change. Les fournisseurs de contenu seront également confrontés à de nouveaux défis. La recherche et la découverte sont déjà une priorité. Toutefois, les fournisseurs de contenu devront s’intéresser plus particulièrement aux chercheurs novices. Les moteurs de découverte conçus pour les bibliothécaires ou les spécialistes du sujet ne conviennent pas à un futur personnalisé. Les chercheurs novices devront pouvoir trouver ce dont ils ont besoin ainsi que ce dont ils ignoraient avoir besoin.

Qui, parmi nous, ne s’est pas aventuré dans une jungle de vidéos YouTube, cliquant sur les plus intéressantes des dernières recommandations jusqu’à se trouver à des lieux du point de départ initial ? La liste de lectures personnalisée se comporte comme la première vidéo : un point de départ connu fourni par l’enseignant. De là, l’étudiant et le fournisseur de contenu devront travailler en tandem pour trouver les liens évidents et l’exception qui amène l’étudiant à sa destination finale, personnelle.

Charlotte Schaefer fait partie de l’équipe d’enseignement et d’apprentissage d’Ex Libris, occupant la fonction de spécialiste Leganto de la réussite clientèle.