Monthly Archives: February 2017

VOTRE STRATÉGIE EN MATIÈRE D’APPLICATIONS MOBILES DE CAMPUS VOUS ÉCHAPPE-T-ELLE ? QUEL NOMBRE EST EXCESSIF ?

Bob Banerjee, architecte de solutions, solutions mobiles campusM, Ex Libris

Les premières applications mobiles de campus provenaient en général de deux sources :

  • Une extension de l’application du système de dossiers étudiants,
  • Une version mobile du site Internet actuel de l’université

L’extension de l’application du système de dossiers étudiants est en fait une solution universelle, où tout le monde dispose de toutes les fonctionnalités, même si elles ne s’appliquent pas au destinataire.

Toutefois, l’idée de faire tenir tout un site d’informations dans une application n’est pas meilleure. Un site Internet d’université peut atteindre d’énormes proportions. Et un site Internet doit pouvoir accommoder les besoins de tous les utilisateurs, qu’ils viennent pour une journée portes ouvertes, pour s’inscrire, pour ajouter/éliminer des cours, pour vérifier leurs notes, pour faire un don, pour demander 20 ans plus tard un relevé de notes et même pour gérer des opérations internes comme les bulletins de salaire.

Le problème consiste donc à transformer un site Internet en une application qui, en fin de compte, ne pourra pas tenir sur un écran de 4×2 pouces.

L’approche fragmentée semble être la solution retenue par la plupart des universités. L’université moyenne possède de nombreuses applications. Un coup d’œil rapide permet d’affirmer que certaines universités en ont plus de 10. Ce phénomène semble être particulier à l’enseignement supérieur. Ainsi les banques n’ont pas différentes applications pour vérifier le solde d’un compte et payer les factures. Les compagnies aériennes n’ont pas non plus deux applications pour l’enregistrement et la vérification des milles. D’autres secteurs industriels ont trouvé des moyens de regrouper des fonctions très différentes au sein d’applications conviviales (avec plus ou moins de succès).

En un mot, l’alternative pour les universités consiste à adopter une stratégie de regroupement similaire. campusM utilise une approche consolidée de deux façons distinctes :

  • À l’aide de profils, il est possible à une personne, quelles que soient ses responsabilités, de télécharger l’application de l’université  personalisée avec des fonctions et des informationsadaptées au mieux à l’utilisation qu’elle prévoit d’en faire tout en la débarrassant des fonctions superflues. Pourquoi afficher une fonction de dons à un étudiant actuel ou un outil de vérification des notes à un futur étudiant ?
  • L’application joue un rôle unificateur pour des systèmes aussi divers que celui des dossiers étudiants, le CRM, le LMS, les systèmes d’information de la bibliothèque, des transports, de la blanchisserie et de disponibilité des PC. Il s’avère plus facile de trouver et d’utiliser des systèmes agrégés qui donnent à l’utilisateur une vue à 360 degrés de leur campus, et ce, sans avoir à passer d’un système à un autre.

Une solution universelle n’est pas envisageable car la plupart de son contenu ne convient pas à la majorité des usagers. En revanche, une solution consolidée et personnalisée est vouée au succès, car elle permet de rassembler des personnes d’horizons différents et des systèmes divers et de les regrouper au sein d’une application mobile de campus unique.

Pour en savoir plus, regardez cette brève vidéo (en anglais) :

Article publié initialement sur le blog campusM.

Enseignements des pertes de données et nécessité des stratégies de conservation numériques

Adi Alter, responsable de produit senior (Rosetta), gestion et conservation numériques, Ex Libris

On me demande souvent s’il est vraiment nécessaire d’avoir recours à des stratégies de conservation numériques et avec quelle fréquence se produisent des pertes de données en l’absence de telles stratégies. Je crois que la question doit être posée sous un angle différent : Quelle sera le volume des données perdus si un tel événement se produit ? Quelles sont les conséquences d’une perte de données et votre organisation peut-elle y faire face ?

Tout le monde a connu la frustration de perdre une image importante ou de ne pouvoir ouvrir un ancien document créé à l’aide d’un logiciel dépassé. Dans certains cas, toutefois, les dommages peuvent être beaucoup plus importants. Il existe de nombreux exemples de pertes significatives de données. Tous les incidents décrits ci-dessous prouvent que de telles pertes se produisent souvent et qu’elles causent des ravages aux institutions qui en ont pâti.

  • Au cours des années 2000, une équipe d’employés retraités de la NASAs’est lancée dans la recherche des bandes originales sur lesquelles avaient été enregistrées les vues transmises d’Apollo 11 pendant le premier atterrissage sur la lune en 1969. Il fut finalement découvert que lesdites bandes avaient été effacées et réutilisées par la NASA pendant les années 1980, en raison probablement de la pénurie de bandes dont souffrait l’agence à cette époque et parce que ces bandes n’avaient pas été correctement étiquetées.
  • Pendant la révolution égyptienne de 2011, l’Institut d’Égypte,établi en 1798 par Napoléon Bonaparte, fut incendié. En conséquence, l’institut perdit 85 % de ses archives, une perte énorme pour l’humanité.
  • Le 30 octobre 2012, l’ouragan Sandy frappa la ville de New York et détruisit les archives des médias analogiques et numérique du studio collaboratif Eyebeam. Ces archives documentaient les quinze années d’histoire de l’organisation dans les domaines de l’art expérimental et de la technologie.
  • En 2015, une conduite d’eau éclata dans les archives du New York Times, endommageant des photos historiques uniques et d’autres documents. Une heureuse coïncidence permit à un assistant du service d’actualités, à la recherche d’une photo, de découvrir l’inondation en pénétrant dans la « morgue » du New York Times. Sinon, les dégâts auraient pu être beaucoup plus importants.

Qu’il s’agisse d’une catastrophe naturelle, de vandalisme ou d’un manque de normes de conservation, le résultat est identique : une perte irréparable, et dans la plupart des cas, évitable. Certaines de ces institutions ont réussi à restaurer certains documents endommagés en faisant appel à des techniques onéreuses et chronophages. Dans d’autres cas, les documents n’ont pu être sauvés, causant la perte d’images, de cartes, de documents et d’autres ressources irremplaçables. La perte pour notre patrimoine culturel n’est pas quantifiable.

Il aurait été possible d’atténuer les pertes si les données avaient été numérisées et copiées dans plusieurs endroits. Toutefois, maintenant que les données numériques surpassent les données analogiques, ces techniques de conservation traditionnelles ne suffisent pas. Même les documents conservés numériquement peuvent aisément devenir dépassés et inaccessibles en fonction des techniques utilisées. Il est essentiel de veiller à ce que les données numériques restent accessibles au fil du temps et que les évolutions technologiques ne les transforment pas en une série de bits et octets inutilisables. Voici donc les enjeux d’une véritable stratégie de conservation numérique. De plus, il est de notre devoir pour les générations futures d’en créer une.

Pour découvrir comment créer votre propre stratégie de conservation numérique, téléchargez notre récent livre blanc (en anglais) : Current Issues in Digital Asset Management and Preservation.

Des pense-bête pour perfectionner Alma : Impressions à la suite de l’atelier sur la nouvelle interface utilisateur d’Alma

Dana Sharvit, responsable de produit, Ex Libris

La collaboration avec la communauté d’Ex Libris s’inscrit dans la philosophie d’Ex Libris. Cette semaine, nous avons eu le plaisir de recevoir un groupe formidable de membres de notre communauté d’Alma à l’occasion d’un atelier pratique sur la nouvelle interface utilisateur.

Le groupe a travaillé d’arrache-pied pendant toute la semaine sur un environnement de production de la nouvelle interface. Chaque participant a appliqué les workflows qui font en général partie de ses activités quotidiennes. De nombreuses suggestions tendant à rendre Alma meilleur, plus robuste et plus rapide ont été formulées.

Regardez les photos ci-dessous. Chaque pense-bête comporte une idée fabuleuse d’un membre du groupe à porter au crédit de la communauté toute entière.

Nous souhaitons remercier tous nos amis qui nous ont fait l’honneur de participer à l’atelier :

  • Université du Wisconsin à Oshkosh
  • KULeuven / LibisNet
  • Bibliothèques de l’Université Northwestern
  • Institut de recherche Getty
  • Université d’Oslo
  • Représentant de PWG
  • Université du Tennessee
  • Bibliothèque de l’État du Queensland
  • Université de Mannheim
  • Université Monash

Souhaitez-vous découvrir en primeur la nouvelle interface utilisateur d’Alma ? Regardez !