Monthly Archives: October 2016

Innovations de nos clients : Regard sur la Journée 2016 des développeurs de l’IGeLU

Chez Ex Libris, nous sommes fiers à juste titre de notre extraordinaire communauté de programmer-1653351_640clients. Notre communauté, par ailleurs très active, offre de nombreux avantages, dont l’innovation. Nos clients, en effet, ne cessent de développer et de partager les produits qu’ils créent. On l’a bien vu lors de la Journée des développeurs organisée pendant la conférence de l’IGeLU à Trondheim, en Norvège, au mois de septembre 2016.

Nous sommes particulièrement heureux de pouvoir partager les présentations d’Ex Libris et de nos clients de cette journée. Ces présentations vous montreront comment la communauté tire parti du caractère Open Source des produits d’Ex Libris en utilisant des API et des « bidouilles » qui lui permettent d’ajouter de nouvelles fonctions à leurs systèmes de bibliothèque.

Vous trouverez ci-dessous les liens aux présentations de nos clients et à celles de l’équipe d’Ex Libris données au cours de la Journée des développeurs. Ces présentations couvrent une vaste gamme de fonctionnalités (analyse, recherche, réservation, inventaire, interface utilisateur) et de produits (Alma, Primo et Aleph). La page avec tous les liens se trouve ici. (Vous pouvez également trouver un enregistrement vidéo de trois présentations ici.)

Nous vous remercions tous d’avoir bien voulu partager vos présentations avec nous ! Veuillez noter que toutes les présentations sont en anglais.

De nos clients :

Primo and Alma Analytics APIs with Perl

Présentateur : David Lewis, Université Curtin

David a présenté une introduction et une synthèse du cadre API d’analyse de Perl et la manière de l’utiliser pour automatiser les tâches.

A Simple Collection Viewer for the New Primo UI

Présentateur : Mehmet Celik, K.U. Leuven

La présentation est une démonstration de la visionneuse de collections d’images créée par Mehmet à K.U. Leuven qui a été portée sur la nouvelle interface utilisateur.

Reducing Cognitive Load in Primo

Présentateur : Karsten Kryger-Hansen, Université d’Aalborg

Lorsque des usagers se livrent à des recherches sur de nombreux termes au cours de plusieurs sessions, il peut s’avérer difficile de se souvenir des notices qu’ils ont consultés auparavant. Karsten et l’équipe de l’Université d’Aalborg ont réduit la charge cognitive à l’aide d’un système qui enregistre et met en surbrillance dans les nouvelles recherches les notices visualisées précédemment.

Extending Alma Functionality Using APIs: Booking, Inventory, Search

Présentateur : Dean Lingley, Université Purdue

Dean Lingley a évoqué l’utilisation par l’Université Purdue des API d’Alma pour étendre les fonctionnalités de ce même Alma dans les domaines suivants : réservation, contrôle de l’inventaire et outils de recherche de tiers.

From Symbiosis to Synthesis – Alma and bibliotheca RFID Integration

Présentateur : Bettina Kaldenberg, UB Mannheim

Bettina nous a expliqué en détail comment UB Mannheim a procédé à l’intégration d’Alma et de Bibliotheca.

Visualising and Sharing Multi-Platform Library Analytics with Tableau

Présentateur : Joan Kolarik, Institut Weizmann des sciences

De nombreux clients d’Ex Libris se sont mis à utiliser Tableau pour les visualisations de données. Cette présentation traite du partage des modèles, des fonctions de Tableau et introduit le groupe de soutien Tableau/Ex Libris.

Expanded Scanning Service at MIT Library

Présentateurs : Christine Moulen, Rich Wenger, MIT

Depuis un certain nombre d’années, le MIT dispose d’un service de numérisation d’articles, qui gère les demandes et les livraisons au format PDF des numérisations d’articles provenant des matériels stockés via Aleph, SFX et ILLiad. Cette année, le service a été étendu aux matériels de toutes les bibliothèques du campus, l’installation centralisée de numérisation demeurant toutefois dans l’annexe de stockage de la bibliothèque. Rich Wenger et Christine Moulen ont expliqué le processus utilisé pour étendre le service à l’aide de tests effectués au moyen de modules complémentaires et de scripts personnalisés. Vous pouvez télécharger des documents supplémentaires ici.

EAD, Primo and a Data Management Hub

Présentateur : Lukas Koster, Bibliothèque de l’Université d’Amsterdam

La présentation traite du projet pilote CORE à l’Université d’Amsterdam, qui permet de mapper les EAD à Primo Collection Discovery au moyen d’un centre de gestion de données agnostique.

De l’équipe d’Ex Libris :

Two-Way Communication with Alma Using Webhooks
Présentateur : Josh Weisman, Ex Libris

Alma annonce en avance la prise en charge des webhooks. Les institutions pourront ainsi recevoir par abonnement des notifications lorsque certains événements surviennent dans le système. Cette technologie offre des nouveaux moyens pour orchestrer des processus et intégrer les systèmes à Alma. Josh a montré comment Alma prenait initialement en charge les webhooks, puis a créé un client destiné à la réception des notifications.

Customizing of the New Primo UI

Présentateurs : Guy Ben-Porat et Noam Amit, Ex Libris

Guy et Noam ont présenté lors d’une séance technique les manière de personnaliser et d’utiliser la nouvelle interface utilisateur de Primo, avec notamment des démonstrations en direct de développement et des exemples divers de code. (Ce lien mène aux diapositives de la présentation.

Consultez notre page de la Journée des développeurs avec tous les liens ci-dessus, et merci encore à tous nos présentateurs !

Création d’une liste de ressources de cours améliorée

Après avoir examiné les  problèmes les plus urgents en matière de gestion de listes de ressources dans le précédent article de cette série, nous allons maintenant nous pencher kindle-785695_640sur les toutes dernière pratiques et technologies en mesure de résoudre ces problèmes.

Comme nous l’avons indiqué la dernière fois, la communication à la conférence VALA de 2016 intitulée « A global and institutional resource-list repository:  a treasure trove for deriving new insights and providing innovative services » identifiait plusieurs aspects de la gestion des listes modernes de ressources : pratiques standard, accès aux listes et matériels présents sur celles-ci, conformité aux règlements sur le copyright, informations sur l’utilisation et intégration. Nous allons passer en revue ces derniers afin de réfléchir aux solutions envisagés par les auteurs de la communication, Tamar Sadeh du groupe Ex Libris et Janet Fletcher bibliothécaire à l’Université Victoria, pour créer et utiliser les listes modernes de ressources universitaires.

Tamar Sadeh et Janet Fletcher citent Ex Libris Leganto comme l’outil de gestion des listes de ressources qui résout la totalité des problèmes évoqués ici. Leganto a été développé par Ex Libris en collaboration avec cinq partenaires internationaux : l’Université des Nouvelles-Galles du Sud (UNSW) en Australie, l’Université d’Oklahoma aux États-Unis, l’Imperial College et l’Université Kingston de Londres, et l’Université de Louvain en Belgique.

Pratiques standard

Les listes modernes de ressources comprennent des formats écrits, visuels et numériques qui sont souvent dynamiques et subissent des modifications au cours du semestre. Étant donné les systèmes et pratiques actuelles, les enseignants et les étudiants doivent utiliser une panoplie d’outils pour gérer et accéder aux ressources figurant sur la même liste de ressources.

Dans Leganto, une interface cohérente, uniforme permet aux enseignants, étudiants et bibliothécaires de gérer la nature hétérogène et dynamique des listes de ressources et d’y accéder. Un référentiel de données robuste permet « d’appuyer la persistance, l’actualisation et l’évolutivité des listes », selon Tamar Sadeh et Janet Fletcher. Toutefois, notent-elles, l’adaptation aux nouvelles normes « peut provoquer certaines perturbations au moins à court terme ». Les perturbations sont en général plutôt positives, car « une technologie de ce type permet de mettre en lumière les incohérences, les doublons, les listes non modifiées depuis un certain temps, les informations périmées et les liens défectueux ».

Accès aux listes et matériels 

Les techniques de communication actuelles ont transformé la manière selon laquelle les enseignants et les étudiants interagissent et accèdent à l’information. Une liste de ressources efficace doit répondre à la plupart des attentes des utilisateurs actuels pour remplir sa fonction.

Une interface attrayante, engageante, conviviale et adaptée à l’utilisateur ou au type d’utilisateur est une condition préalable à la réussite de la solution. La conception du système Leganto, comme l’ont remarqué Tamar Sadeh et Janet Fletcher, permet aux enseignants d’ajouter des listes de ressources à partir d’applications variées sans requérir des processus complexes. Des services novateurs (comme les suggestions des étudiants et les recommandations automatisées) ainsi que les rubriques de commentaires font participer les enseignants et les étudiants.

Tamar Sadeh et Janet Fletcher ont en outre souligné une conséquence potentielle extrêmement bénéfique d’une amélioration de l’accès aux listes de lectures : l’interaction et la collaboration entre les enseignants, les étudiants et les bibliothécaires.  Grâce à Leganto, par exemple, les enseignants peuvent recevoir immédiatement et en direct les observations de leurs collègues ou des bibliothécaires et des étudiants. Ces va-et-vient peuvent aider les enseignants à découvrir des nouveaux types de ressource, tout en favorisant la participation des étudiants.

Conformité aux législations sur le copyright

Dans leur description des défis posés aux bibliothèques par la gestion des listes de ressources, Tamar Sadeh et Janet Fletcher se sont intéressées aux problèmes de copyright dans le monde universitaire. Avec des outils de listes de ressources comme Leganto qui permettent aux enseignants de partager en toute transparence les données des listes de lectures avec la bibliothèque, les bibliothécaires peuvent proactivement vérifier la conformité aux copyrights et mieux contrôler les ressources ajoutées aux listes de lectures de cours. Si besoin est, les bibliothécaires peuvent recevoir des alertes automatiques, informer les enseignants d’un problème et prendre immédiatement les mesures correctrices nécessaires.

Informations sur l’utilisation

Un système centralisé de création, de promotion et d’accès aux listes de ressources peut fournir des informations très précieuses sur l’impact et l’efficacité des collections et services offerts par la bibliothèque. Comme Tamar Sadeh et Janet Fletcher l’ont remarqué, Leganto a pour objectif principal de fournir des analyses basées sur les données d’utilisation des ressources. Ce qui permet aux bibliothécaires d’identifier les tendances, les besoins d’information et les comportements des usagers. « Des analyses qui mettent en évidence les manières dont les listes sont utilisées dans l’institution ou globalement… permettent aux bibliothécaires d’évaluer et de démontrer les contributions de la bibliothèque à l’enseignement et à l’apprentissage », ont déclaré les auteurs.

Intégration

Chaque étape du cycle de vie d’une liste de ressources présente des exigences différentes, qu’il s’agisse de la création d’une liste, de l’accessibilité des éléments de la liste, de la satisfaction des exigences des étudiants, de la révision des listes et de l’application des enseignements tirés. Leganto tient compte à chaque étape des besoins de tous les acteurs à l’aide de workflows intersystèmes qui automatisent les procédures et permettent à la bibliothèque d’évoluer afin de prendre en charge tous les cours de l’institution.

Afin de faciliter les workflows intersystèmes, Leganto s’intègre sans problème aux systèmes et services des institutions ou de tiers. En particulier, selon Tamar Sadeh et Janet Fletcher, la technologie en question est « prête à l’emploi et fonctionne directement avec le système d’authentification et de gestion de l’apprentissage de l’institution et le système de gestion de la bibliothèque. Elle peut, en outre, être intégrée aux services de vérification du copyright, la librairie du campus, etc. En conséquence, un seul workflow peut comprendre plusieurs participants (comme un universitaire et un bibliothécaire), ainsi que plusieurs systèmes et services, chacun interagissant automatiquement avec les autres, si nécessaire ».

Les conditions préalables indispensables

Dans leur communication, après avoir indiqué les mesures à prendre pour accroître la valeur ajoutée des listes de ressources actuelles, Tamar Sadeh et Janet Fletcher admettent que c’est « la mobilisation des étudiants et des universitaires qui entraînera un usage intensif et démontrera l’importance d’un outil de listes de ressources à tous les acteurs ». Elles ajoutent, toutefois, que Leganto d’Ex Libris, en raison de son interface conviviale, de ses workflows intersystèmes et de son mécanisme d’évaluation, promet sans aucun doute d’être l’outil idéal pour tous les publics. De plus, il présente un intérêt éducatif pour les institutions.

Lire la communication ici (en anglais).

Le problème des listes de ressources de cours : la situation actuelle

Bienvenue dans le deuxième volet de notre série d’articles de blog sur le document notes-macbook-study-conferencestimulant de 2016 intitulé, « A global and institutional resource-list repository: a treasure trove for deriving new insights and providing innovative services », publié dans les actes de la conférence VALA 2016. Cette fois-ci, nous allons passer en revue rapidement les problèmes affectant la gestion des listes modernes de ressources de cours.

Les auteurs de la communication, Tamar Sadeh du group Ex Libris et Janet Fletcher, bibliothécaire à l’Université Victoria de Wellington, ont remarqué une décalage entre les besoins des usagers (enseignants, étudiants et bibliothécaires) et les pratiques actuelles inefficaces (ou plutôt leur absence). Il est possible de catégoriser les problèmes qu’elles ont identifiés de la manière suivante.

Pratiques standard

Une liste de ressources universitaires pouvant être composée de n’importe quoi, qu’il s’agisse d’activités en ligne, interactives, multimédias ou d’une pile de livres sur le bureau d’un professeur, le problème des pratiques standard est on ne peut plus évident. À ce constat s’ajoute le fait que les listes de ressources peuvent inclure des documents de formats variés (écrits, visuels et numériques) accessibles aux étudiants par l’intermédiaire d’interfaces multiples. Certaines de ces listes sont aussi dynamiques et modifiables au cours du semestre.

Rassembler tous les types de matériel au sein d’une liste de ressources utilisable incombe souvent aux bibliothécaires de l’université. Ils doivent faire preuve d’une extrême créativité pour contourner l’absence inhérente de façon standardisée de gérer, afficher et mettre à disposition les ressources aux étudiants.

Accès aux listes et à leurs matériels

Les technologies de communication utilisées par les étudiants et leurs enseignants se sont multipliées, de même que les types de ressources universitaires. Si, d’après Tamar Sadeh et Janet Fletcher, les « étudiants souhaitent avoir un lien direct aux ressources en ligne et une méthode claire d’accès à celles physiques », la réalité est autre car « ils doivent utiliser plusieurs systèmes et services pour trouver et accéder à toutes les ressources des cours ». Même si les enseignants peuvent partager les éléments de la liste en contournant complètement la liste, sa maintenance n’en demeure pas moins plus complexe et peut créer des problèmes de logistique pour l’université.

Un autre problème créé par la technologie actuelle est la possibilité de limiter l’accès aux listes de ressources et aux éléments qui les composent, en fonction des politiques de chaque institution. Pour celles qui souhaitent élargir l’accès ou qui ont des cours en ligne, le recours à une assistance technologique importante est souvent nécessaire afin d’y parvenir en toute sécurité.

Conformité aux réglementations sur le copyright

Que se passe-t-il lorsqu’un enseignant envoie par e-mail à ses étudiants le PDF d’un article requis pour son cours ou télécharge personnellement celui-ci dans un système de gestion de la formation ? Enfreint-il la législation sur le copyright ? Qu’en est-il d’un extrait de livre ? Et même si la violation est uniquement théorique, existe-t-il un moyen pratique d’enregistrer la liste des destinataires ? En bref, la réponse est : tout dépend.

Tamar Sadeh et Janet Fletcher soulignent la complexité des règles de copyright dans le monde universitaire et les principaux défis pour s’y conformer. De nombreuses bibliothèques universitaires fournissent des orientations précises au personnel et appliquent certaines formes d’atténuation du risque. Toutefois, les auteurs observent que les « universitaires vont probablement trouver ces règles détaillées trop compliquées et difficiles à comprendre ». Certaines règles risquent également d’être trop restrictives sur le plan individuel, car seule une bibliothèque centralisée peut coordonner les problèmes de copyright.

Informations sur l’utilisation

Le caractère ponctuel des pratiques actuelles de création et mise à disposition des listes de ressources aux étudiants fait passer au second plan certaines données pourtant extrêmement utiles au maintien des collections de la bibliothèque. Il est probable que les bibliothécaires ignorent tout de l’utilisation des ressources actuelles de leurs collections ou des ressources à acquérir de toute urgence ou à agréer. En outre, les décisions stratégiques de la bibliothèque sur les services offerts peuvent s’avérer plus ou moins correctes en l’absence de données précises relatives à l’utilisation des ressources. Ces données, en effet, permettent d’identifier les tendances, les besoins d’information et les comportements des usagers.

Intégration

Les bibliothécaires universitaires tentent de participer à chaque étape du cycle de vie d’une liste de ressources. Ils peuvent aider à créer des listes, obtenir les matériels pertinents et en faciliter l’accès, maintenir les listes, les contrôler et coordonner l’utilisation des éléments qui les composent dans tous les cours. Tamar Sadeh et Janet Fletcher remarquent « qu’il est difficile de créer et maintenir de telles listes avec les workflows actuels et en raison du manque d’intégration entre les différents systèmes et les services impliqués…. ». L’utilisation actuelle de logiciels, et même de matériels, non intégrés incite les enseignants et les bibliothécaires à trouver leurs propres solutions, ou à développer des outils « maison » de portée très limitée.

Donc, les problèmes existent ? Mais, pouvons-nous les résoudre ?

Les problèmes causés par l’application des pratiques traditionnelles en matière de création et d’utilisation des listes de ressources sont surmontables, selon Tamar Sadeh et Janet Fletcher. Les technologies de pointe, qui favorisent l’adoption de pratiques innovantes, expliquent-elles, sont la clé du changement. La prochaine fois, nous nous pencherons sur la question et ses implications pratiques. 

Télécharger la communication ici (en anglais)