Vidéo : Rosetta à la Bibliothèque nationale d’Israël

La Bibliothèque nationale d’Israël (BNI) utilise Rosetta pour préserver son contenu numérique à long terme et donner au public le meilleur accès possible aux collections de la bibliothèque nationale.

Cette vidéo jette un regard sur les coulisses du processus de numérisation à la BNI et donne un aperçu sur les visionneuses utilisées dans les salles de lecture pour permettre au public d’accéder aux collections de la BNI.

La vidéo est en anglais :


Éléments importants :

  • La BNI utilise Rosetta pour la prise en charge du projet Ktiv, une collaboration entre 1 400 institutions du monde entier qui a pour objectif la numérisation de plus de 80 000 manuscrits hébreux pour les rendre publics.
  • Rosetta gère 350 téraoctets de données à la BNI, qui croissent à un rythme de 10 à 20 téraoctets par mois. Ceci comprend 30 millions de fichiers et 2,7 millions d’objets numériques.
  • Les Archives sonores nationales de la BNI comprennent plus de 35 000 heures d’enregistrements.

Vous avez envie de voir d’autres vidéos sur Rosetta ? Consultez la page de témoignages sur Rosetta.

Exploration d’une bibliothèque grâce à la découverte accidentelle

Jessie Ransom, architecte de solutions, Ex Libris

Ce qui me plaît le plus à propos des bibliothèques, c’est de pouvoir y entrer pour rechercher un élément et en ressortir avec beaucoup plus que nécessaire ou souhaité. J’en ai fait l’expérience à maintes reprises, comme lecteur ou bibliothécaire. En tant qu’étudiant, je passais la plupart du temps à la bibliothèque sans demander l’aide de personne. Je préférais compter sur la chance pour trouver ce que je cherchais, tombant par hasard sur le livre idéal rangé sur les rayonnages ou trouvant une ressource excellente en vérifiant les références d’un livre ou d’un article. Il m’arrivait même parfois de demander à un bibliothécaire des suggestions (assez fou, n’est-ce pas ?).

Ce concept de l’exploration est quelque chose que je considère maintenant comme un élément essentiel de la bibliothèque. Il s’agit d’une valeur ajoutée fondamentale spécifique aux bibliothèques qui leur permettent d’offrir une expérience de la recherche distincte de celle offerte par Google. Google peut vous apporter ce que vous recherchez, mais il ne peut pas vous fournir toutes les ressources auxquelles vous ne pensiez pas. De plus en plus de lecteurs utilisent la bibliothèque en ligne, et dans certains cas se limitent à cette relation-là. Il est donc important que nous ne perdions pas de vue cette valeur ajoutée élémentaire. En raison de l’exposition possible des relations entre ressources, la découverte accidentelle en ligne est promise à un bel avenir. En outre, les services de Summon et Primo intègrent des fonctions qui lui donnent une place de premier plan.

Navigation virtuelle : J’ai fait mes études de premier cycle universitaire dans une virtual-browse-640x272établissement d’enseignement supérieur de grande taille qui disposait d’une bibliothèque également importante. Lorsque je devais faire de la recherche, j’essayais à l’aide d’OPAC (Online Public Access Catalog) de me débrouiller jusqu’à ce que je trouve du matériel apparenté au sujet de ma recherche. Je parcourais ensuite cette section de la bibliothèque afin de recueillir toutes les informations qu’il me fallait. La fonction de navigation virtuelle de Primo préserve ce concept d’exploration tout en lui donnant une nouvelle dimension en la portant en ligne. Les lecteurs peuvent maintenant naviguer dans vos collections à l’aide du curseur de navigation de Primo en forme de couverture, qui simule l’exploration physique des rayons et montre les exemplaires présents dans d’autres lieux, les exemplaires actuellement prêtés ainsi que les livres électroniques s’ils disposent d’une cote. Il s’agit d’une bonne occasion pour explorer des ressources supplémentaires sur une grande variété de sujets.

topic-explorerExplorateur de sujets : Lorsqu’un lecteur effectue une recherche par mot-clé dans Summon, le volet Topic Explorer (Explorateur de sujets) s’ouvre sur le panneau droit de l’écran de résultats, affichant le contenu de référence, les sujets connexes, le nom d’un spécialiste du sujet à contacter, ainsi que trois guides de recherche maximum à explorer. L’explorateur de sujets comprend plus de 50 000 sujets associés à des mots-clés existant dans les journaux de recherche de Summon, qui servent de point de départ aux lecteurs pour explorer un nouveau sujet. Lorsque j’étais étudiant de premier cycle, j’ignorais complètement qu’il existait des bibliothécaires spécialistes de sujets. J’apprécie d’autant plus que Summon les signale aux lecteurs en tant que ressources. accessibles.

Recommandeur d’articles bX Lorsque les lecteurs trouvent un article intéressant ou utile à leur recherche, le recommandeur bX affichera les articles recommandés qui peuvent leur servir, mettant à leur disposition tout un ensemble de ressources interdisciplinaires consultables et leur offrant la possibilité de suivre la chaîne de recommandations dans sa totalité ou de se limiter à quelques niveaux. bX utilise des données anonymes sur le comportement du chercheur pour établir des corrélations entre les ressources. Les chercheurs qui lisent le premier article lisent aussi les ressources recommandées supplémentaires. N’étant pas assimilables à une simple correspondance de métadonnées, ces recommandations peuvent s’avérer particulièrement utiles pour les lecteurs qui ne savent pas quel mot-clé utiliser en faisant une recherche sur un concept, qu’un bibliothécaire pourrait cerner facilement et qu’une recherche personnelle risque de ne pas bien appréhender.

Suivi des citations : Le suivi de citations est une nouvelle fonction de Primo. Lorsqu’un lecteur trouve un article qui l’intéresse, il peut explorer les suivis de référence correspondant à cette ressource. Avec un seul clic, le lecteur peut établir un lien avec des articles cités par cette ressource et des articles cités par ladite ressource. J’adore cette fonction. Lorsque j’étais étudiant de premier cycle, je passais de longues heures à rechercher les articles d’une liste de références afin d’explorer un sujet. Primo facilite la recherche des ressources connexes et fait découvrir aux lecteurs des matériels qu’ils n’auraient pas trouvé autrement.

db-recommenderRecommandeur de bases de données : Parfois, il suffit d’avoir la bonne base de données pour obtenir les résultats escomptés. Le recommandeur de bases de données de Summon fait correspondre à une requête de recherche des étiquettes créées par la bibliothèque et la communauté Summon. Il permet aussi de suggérer des bases de données qui pourraient s’avérer utiles au lecteur. Voilà un bon moyen pour les bibliothécaires de recommander certaines ressources aux lecteurs qui autrement ne leur demanderaient jamais leur avis. Il s’agit aussi d’un excellent point de départ pour les lecteurs qui souhaitent obtenir des résultats mieux ciblés.

Ex Libris est bien conscient que l’exploration fait partie intégrale du processus de recherche et d’apprentissage. D’ailleurs, toutes ces fonctionnalités existeront bientôt dans Primo et Summon. Ainsi, vos lecteurs pourront bientôt tirer parti de tous ces moyens de découverte accidentelle, indépendamment du produit qu’ils utilisent actuellement.

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Évaluation de la neutralité du contenu : partialité et intégrité de la recherche

Eddie Neuwirth, directeur de la gestion des produits – Services de découverte, Ex Libris

Lorsqu’un système fait preuve de partialité, le problème est d’autant plus grave qu’on y a recours pour consulter des informations réputées fiables.  Dans le passé, la partialité restait axée sur les médias comme outil d’influence puissant. Sur les campus des universités et des établissements universitaires, la partialité, dans un contexte social ou politique, continue d’être considérée comme un défi permanent important par le monde universitaire.  Dernièrement, des conversations sur divers services Internet et les entreprises qui les ont créés, ont laissé entendre que des technologies et des sociétés comme Facebook pourraient influencer le résultat des élections en raison de leurs algorithmes de recherche propriétaires.

Dans une tribune du New York Times et d’autres études, Zeynep Tufekci, professeur adjoint à l’École des sciences de l’information et des bibliothèques de l’Université de Caroline du Nord de Chapel Hill, soutient que l’algorithme de recherche de Facebook est sans aucun doute partial.  Facebook, qui préfère déjà privilégier des informations légères plutôt que celles traitant de sujets plus complexes, peut limiter le flux d’informations discutant de sujets importants, selon Monsieur Tufekci. Ce qui, en fin de compte, peut avoir un effet sur les informations auxquelles les utilisateurs sont exposés et qu’ils consomment.

Si la partialité finit par s’introduire dans le service de découverte d’une bibliothèque, en particulier dans un cadre universitaire, l’enjeu est de taille, car l’intégrité de la recherche pourrait en être touchée.  Matthew Reidsma, bibliothécaire responsable des services Web à l’Université d’État de Grand Valley et rédacteur en chef du Weave Journal of Library User Experience, a récemment offert un aperçu fascinant sur le sujet algorithmic bias in library discovery service (en anglais). La recherche de Matthew Reidsma indique comment des fonctions basées sur des algorithmes peuvent introduire ou renforcer involontairement des préjugés sociaux (tels que la discrimination sur le genre) à moins qu’une intervention humaine n’en rectifie la trajectoire.

Il est hautement improbable qu’un fournisseur de services de bibliothèque propose sciemment un service de découverte qui générerait délibérément des résultats biaisés dans certaines domaines d’informations, ou qui volontairement chercherait à imposer un programme social. Il n’y aurait aucune raison d’agir ainsi. Toutefois, l’idée qu’un service de découverte pourrait avoir être conçu involontairement de manière à fausser les résultats, et favoriser le contenu d’un fournisseur au lieu d’un autre n’a rien d’improbable. La raison en est que la neutralité du contenu va bien au-delà de l’éventuelle manipulation algorithmique via le classement par pertinence.

De nombreuses personnes privilégient les algorithmes de pertinence comme source très probable de partialité du contenu dans les services de découverte. Il existe également d’autres raisons, comme la manière dont le service de découverte est construit ou certains éléments de l’expérience utilisateur, qui tous peuvent avoir une incidence sur le contenu que les utilisateurs voient et interagissent avec. Les facteurs incitant à la partialité peuvent comprendre les méthodes de déduplication du contenu, la présentation et la qualité des liens vers le contenu, la conception de l’interface et la marque, etc. Enfin, la conception du système d’un service de découverte d’une bibliothèque étant complexe, assurer la neutralité du contenu en supprimant la partialité peut s’avérer difficile.

Les bibliothèques devraient insister auprès des fournisseurs de service de découverte pour qu’ils s’engagent à la mise en place de pratiques respectant la neutralité du contenu dans leurs services pour réduire toute partialité éventuelle. Les services de découverte qui visent à la neutralité et à l’impartialité devraient appliquer les six principes suivants :

  • Permettre une découverte égale de tout le contenu. Un traitement équitable et juste des métadonnées utilisées par l’outil de découverte est indispensable à la neutralité du contenu.
  • Assurer un équilibre des éléments techniques.Pour éviter des résultats partiaux, il est important que le classement par pertinence n’introduise pas un élément de partialité en favorisant un fournisseur au lieu d’un autre.
  • Séparer les plateformes de distribution et de présentation visuelle.Lorsque le fournisseur de contenu fournit aussi le système de découverte, chacun doit fonctionner sur une différente plateforme.
  • Paramétrer par défaut la neutralité du contenu.Les bibliothèques ne devraient pas être obligées d’apporter des changements considérables à la configuration du système pour parvenir à la neutralité du contenu.
  • Rendre la distribution équitable.L’accès au texte intégral doit être traité de la même façon, indépendamment de la source;
  • Fournir une interface utilisateur neutre.L’interface de l’utilisateur doit être impartiale et sans incidence sur la sélection des ressources.

Nous vous invitons à lire notre Guide to Evaluating Content Neutrality in Discovery Systems (en anglais) pour avoir une meilleure idée de la neutralité du contenu, des principes d’évaluation des systèmes de découverte et des questions que les bibliothécaires peuvent poser à leurs fournisseurs sur leurs propres services de découverte.

Restez à l’écoute : notre prochain article de blog dans cette série en trois parties sur la neutralité du contenu portera sur les questions que les bibliothécaires peuvent poser pour garantir une découverte impartiale.

Cliquez ici pour accéder à notre guide sur la neutralité du contenu (en anglais)

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